Le Sommet des Nations Unies sur le climat ne répond pas aux attentes des activistes

Par : Phaedra Mladenovic et Maelys Crine

12/31/99

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Vendredi le 20 septembre, environs 400 étudiants à Beach High ont participé dans la manifestation du changement climatique. Ils se sont réunis à l’extérieur de City Hall et demandaient pour des régulations globales sur les émissions, la pollution, la consommation des ressources et plus – que tous soient pris en charge immédiatement. “Qu’est-ce qu’on veut ? La justice du climat ! Quand est-ce qu’on le veut ? Maintenant !” ils ont protesté toute la matinée. En dehors de Miami Beach, il y avait 2,500 autres démonstrations autour du monde dans 163 pays. Un total d’un peu prés quatre millions de personnes – la majorité jeune – sont resté manifester pour des stratégies plus effectives.

Les objectifs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat visent à limiter le réchauffement planétaire de 1,5 degrés Celsius et, dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat (2015), devaient répondre aux exigences de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces demandes sont appelées contributions déterminées au niveau national (NDC). Les effets désastreux du changement climatique étant déjà évidents - inondations de villes, incendies d'Amazonie, multiplication des ouragans et bien d'autres - les activistes du monde entier espéraient que les gouvernements mondiaux consentent à un effort substantiel pour limiter les dégâts.

La date de la manifestation, le 20 septembre, a précédé un sommet international des Nations Unies sur le climat au cours duquel les dirigeants mondiaux ont décidé et défini une politique climatique mondiale. Malheureusement, de nombreuses demandes des manifestants n’ont pas encore abouti, le Sommet ayant donné des résultats plutôt décevants. Les trois plus grands émetteurs du monde - les États-Unis, l'Inde et la Chine - se sont engagés peu ou pas du tout pour réduire davantage leur empreinte écologique. La Chine et l'Inde n'ont annoncé aucune disposition extraordinaire, et le président Trump est un dénégateur déclaré du changement climatique.

Les efforts des activistes ne sont pas complètement perdus. La Turquie, un des pays qui a connu l’un des plus grands taux de participation à la grève climatique de vendredi dernier, a prévu de s’engager auprès des NDC. L’Allemagne, l’un des plus gros consommateurs de lignite (charbon), s’est engagée à mettre fin à sa dépendance. En fait, 70 pays ont convenu de renforcer les NDCs en 2020. Toutefois, il est décourageant et préoccupant de constater que les principaux responsables de la pollution par les gaz à effet de serre ne répondent pas aux besoins de la planète.

Tandis que ceux au pouvoir continuent de décevoir les masses encore une fois. La plupart des militants des manifestations étaient jeunes. Le visage du mouvement contre le changement climatique au sommet à l’ONU était Greta Thunberg. Au lieu de compter sur des politiciens insensibles ou négligents des années passées, les jeunes d'aujourd'hui devraient, comme Greta, passer à l’action. Le seul espoir de la planète est de voter pour des représentants qui s’engageront et qui protégeront l’avenir de l’humanité.